Road trip dans les Montagnes du Jura

Retour sur l’expérience estivale d’Alex et de son petit périple dans les Montagnes du Jura :

-> Se laisser porter par les Montagnes du Jura

Le hasard de la vie professionnelle m’a amené en juillet 2015 à passer un mois entier dans le département du Jura et l’amitié d’une régionale de l’étape m’a entrainé à faire connaissance avec une partie de la zone dite des Montagnes du Jura que je garde en mémoire comme un souvenir formidable et que j’ai décidé de conter…

-> Sur la route des lacs …

Le périple est dédié aux différents plateaux et lacs du Jura, à commencer par le lac d’Ilay, dont une vue sublime sur ce dernier est possible depuis le Pic de l’Aigle. Une vue très belle sur un coin vallonné, couvert de forêts, au début de la région des 4 lacs. D’ailleurs on peut même apercevoir ces 4 lacs depuis le Belvédère des 4 lacs situé un peu après le Pic de l’Aigle. Sous un soleil laissant le plaisir d’illuminer le lac d’Ilay et lui donnant des allures de lagon néo-calédonien avec un bleu passant du turquoise au foncé entouré de petits bancs sableux jaunes et d’une verdure respirant la sérénité d’une région pas vraiment polluée par l’afflux touristique, je me suis posé en pleine béatitude pendant 1h, à contempler,…, seulement contempler.

De l’autre coté, en direction du Sud, les pics montagneux se succèdent à perte de vue, jusqu’à voir par beau temps les cimes blanches des 4810m du Mont Blanc, dressé tel le géant alpin qu’il est face aux discrètes montagnes jurassiennes.

Pic de l'Aigle

 

-> Se ressourcer au bord du lac de Narlay …

Un tour des lacs ne pourrait pas être complet sans un passage par les Cascades du Hérisson. Malheureusement, vu l’état de sécheresse lors de mon passage, l’idée ne paraissait pas enthousiasmante et a été esquivée.

En revanche, le remplacer par une excursion du coté du lac de Narlay fut à coup sûr la meilleure idée de mon passage.

Une eau très agréable, un camping calme et idéalement situé, peuplé à au moins 50% de touristes hollandais qui semblent avoir compris depuis longtemps le potentiel du Jura, de bonnes balades à faire autour du lac protégé par l’ombre des arbres sous un soleil où il ne faisait pas bon mettre un nez trop blanc dehors mais surtout, surtout, de petites falaises bordant le lac, dont la profondeur suffisante permettent aux amateurs de plouf de faire des sauts dans le lac pouvant atteindre 8m de hauteur. Ce n’est pas les 25m du pont du Diable surplombant l’Hérault, mais c’est déjà pas mal.

 

Lac de Narlay

 

Lac de Narlay bis

 

En somme Narlay s’inscrit dans une logique de vacances que l’on retrouve dans les autres coins des Montagnes du Jura : au calme, sous un air pur, sans les traditionnels coups de colère de la route du Soleil. On regrette seulement l’instabilité chronique du climat qui refroidit les potentiels touristes (sauf les hollandais qui doivent avoir l’habitude) et m’a enfermé une journée entière à Saint-Claude.

-> En route vers Saint-Claude

Après notre petit escapade ressourçante au bord de Narlay nous prenons la direction de Saint Claude, plein sud, on traverse la Combe du Grandvaux (que j’ai vite surnommé Grands Vents), avec notamment le lac de l’Abbaye. Le long de ce plateau balayé par les vents et entouré de reliefs forestiers, dont les régionaux raconte qu’il faut y être né pour supporter d’y vivre.

L’endroit révèle une succession de roches éparpillées entre les foins jaunis et les herbes courtes, rien de proprement extraordinaire mais qui a révélé en moi un sentiment de paix très agréable mais que je ne pouvais décrire à ce moment là.

Il m’a fallu deux semaines et une escapade dans le sud pour comprendre. Comprendre que ces paysages découverts laissant une palette de couleur allant du vert des forêts des cimes à ceux rossis par les températures caniculaires de cet été 2015, au gris des rochers millénaires parsemés jusqu’à la pâleur et au jaunissement des herbes semblable par endroit à la couleur des blés mis en évidence par un soleil de plomb et dont le balaiement incessant des vents nous rappelle la voix des ancêtres qui ont bravé et conquis ces parcelles.

Un paysage qui sur les aspects exceptionnels de cette saison me rappelait la garrigue du sud des Cévennes, l’aridité en moins, le sifflement des vents en plus. Vision personnelle d’un moment me rappelant à mes origines sudistes.

Malheureusement, pas de photos pour accompagner la description.

Passe ensuite la ville de la pipe, des Soufflaculs, de la chèvre salée et d’un pont de 54m de haut servant d’unité de mesure à certains habitants légèrement chauvinistes. Saint-Claude, construite au creux du Haut-Jura, quelque part entre Oyonnax et Morez (ne pas prononcer les deux dernières lettres de ces villes où vous allez vexer un jurassien). Petite ville de 10 000 habitants enrichie depuis quelques décennies par l’apport de l’association culturelle La Fraternelle, qui via ses spectacles musicaux et son cinéma font bouger la ville et peut se targuer d’avoir de fidèles bénévoles de génération en génération.

MDP St Claude

-> En prenant de la hauteur …

Maintenant prenons un peu de hauteur et partons en direction du Haut-Jura. Sur la route de Lajoux, en montant, on aperçoit un sympathique anticlinal pour les fans de géologie, ou formation rocheuse plissée en forme de A, couramment appelée « le Chapeau du Gendarme » par les locaux.

 

Chapeau de Gendarme

 

Après les lacets de Septmoncel, dans le village du même nom, sur une piste destinée aux rollers-skis, un point de vue magistral sur Saint-Claude et ses environs s’offre à nous et mérite à coup d’être photographiée voire de finir en photo de couverture de nos réseaux sociaux préférés.

Saint Claude depuis Septmoncel

 

Encore beaucoup de lieux sont à explorer, le Crêt de Chalam, les sorties en ski à Lamoura, et bien d’autres encore… et requerront de ma part un retour prochain dans la région !

 

 

 

Alex
A propos de l'auteur :

# Ce qu’il aime : le cinéma des années 20 à 70, la randonnée, les pays froids, les voyages en sac à dos, les maths appliqués, le football américain et le rugby, la danse de salon, les bons repas accompagnés de bon vin, la poésie, le pop art, Hemingway…
# Ce qu’il n’aime pas : ce qu’il ne comprend pas, les phénomènes de groupe
# Son hobby insolite : réparer les vélos abandonnés
# Son meilleur souvenir dans les Montagnes du Jura : la vue sur le lac d’Ilay depuis le Pic de l’Aigle, sous le soleil, avec un coloris bleu turquoise de l’eau
# Son endroit préféré dans les Montagnes du Jura : le Grandvaux et les vents violents qui le traversent



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