Contrebandiers 2.0

C’est presque aussi secret que les coordonnées GPS d’un nid de Grand Tétras, mais j’en ai quand même entendu parler. Du coup, je suis très impatiente de tester le concept. Je veux parler des Chemins de la contrebande franco-suisse. L’Orlogeur, la Bricotte, le Colporteur et les Gabelous 4 itinéraires au total à tester d’urgence !

Les chemins de la contrebande-> Les chemins de la contrebande

L’aventure, car c’en est une, se passe là où le massif joue à saute-frontière. Et plus précisément du côté du Pays Horloger. Haut-lieu de contrebande s’il en est. Ou plutôt s’il en était. Des pièces d’horlogerie donc, mais aussi de l’alcool, du tabac, du café, des allumettes et même du bétail : par ici, tout ou presque pouvait passer sous le manteau, ou à dos d’homme selon la nature et la taille du larcin.

De quoi améliorer l’ordinaire des montagnons, et, accessoirement aussi, rendre dingues les douaniers qui surveillaient et sillonnaient la montagne (ils ont été jusqu’à 900 !). Il faut dire que les contrevenants empruntaient des sentiers qui, pour le coup, étaient essentiellement fréquentés par le grand tétras lui-même et ses congénères à plumes et à poils. Des chemins sauvages, tortueux, voire dangereux…

-> Contrebandiers 2.0 quésaco ?

Mais revenons au concept qui nous intéresse ici. Inspiré de l’histoire du territoire, soutenu par l’imagination de ses créateurs et la technologie de notre début de 21e siècle, 4 sentiers pédestres ou VTT qui permettent aux randonneurs, en solo ou en équipes, de se glisser dans la peau des contrebandiers.

 

les Chemins de la Contrebande Chemins de la Contrebande © Laurent Cheviet

les Chemins de la Contrebande Chemins de la Contrebande © Laurent Cheviet

Smartphone et guide initiatique en poche, on choisit son personnage : Philémon, ancêtre de la contrebande horlogère nous emmène sur l’itinéraire de l’Orlogeur ; en quête de petite contrebande nous partirons sur le sentier de la Bricotte ; avec les marchands ambulants on se glisse dans la vie du Colporteur ; ou encore, dans le costume (façon de parler) d’un douanier, et en VTT cette fois, pour se donner toutes les chances de rattraper les bandits, on dévale le chemin des Gabelous.

les Chemins de la Contrebande Chemins de la Contrebande © Laurent Cheviet

les Chemins de la Contrebande Chemins de la Contrebande © Laurent Cheviet

De 50 à 250 km, ces chemins de randonné balisés sont sportifs. Ça grimpe et ça descend entre les Echelles de la Mort, les Gorges du Doubs et du Refrain. On arpente les cités médiévales de Saint-Hippolyte et Saint-Ursanne. On explore le Saut du Doubs. On s’égare ensuite sous le drapeau rouge à la croix blanche au Locle et à la Chaux-de-Fond.

les Chemins de la Contrebande Chemins de la Contrebande © Laurent Cheviet

les Chemins de la Contrebande Chemins de la Contrebande © Laurent Cheviet

Mais il n’y a pas que les gambettes qui s’agitent et s’échauffent dans cette folle épopée historique entre Suisse et France ! Il y aussi les neurones et les zygomatiques puisqu’il s’agit de résoudre des énigmes, de faire tamponner son guide initiatique dans les points de passages obligés, de collecter des pièces, des lettres, réaliser une embuscade, troquer des denrées aussi précieuses que virtuelles… Une fois la marchandise livrée et la mission accomplie, on crée son carnet de voyage en ligne pour le publier sur le site internet des Chemins de la Contrebandes. Un concept de rando 2.0 qui donne une furieuse envie de dépasser les bornes !

-> Infos pratiques

Plus d’informations sur le site : www.lescheminsdelacontrebande.com

 

Anne
A propos de l'auteur :

Anne

Ce qu’elle aime:  les belles histoires ! Rencontrer des gens, les écouter, comprendre leurs métiers, leurs passions, leurs vies, leur pays. Elle est aussi une fan de pique-nique. Elle aime poser sa nappe à carreaux dans une « salle à manger » grandeur nature. Anne aime se promener dans les villes, les mains dans les poches et le nez au vent. Elle aime aussi déguster des produits et des plats à l’endroit où ils naissent : un vin dans sa parcelle, un fromage dans sa cave d’affinage, un chocolat raconté par le chocolatier…etc. Les jolis décors et les belles maisons (hôtels, restaurants et chambres d’hôtes)

Ce qu’elle n’aime pas: la foule, le bruit des mobylettes, les appareils électroménagers…Les gens ronchons et blasés, qui ne s’émeuvent ni ne s’émerveillent de rien.

Son hobby insolite:  ne pas en avoir… sinon cultiver la gourmandise au point que les vignobles et spécialités culinaires guident souvent ses choix de voyages ou d’escapades. Et puis aller aux champignons sans pouvoir s’arrêter d’en cueillir. Ne le dites pas au garde-chasse !

Son meilleur souvenir dans les Montagnes du Jura: Une joyeuse semaine de vacances d’été avec sa tribu dans une ferme des Bouchoux. Un pique-nique nocturne et sous les étoiles avec un géologue qui lui a conté l’origine du massif entre deux gorgées d’un excellent Poulsard à température idéale.

Son  endroit préféré dans les Montagnes du Jura Voilà une question difficile. Un lieu est attaché à un souvenir, à une rencontre, à un événement. Et donc elle n’a pas un endroit préféré, mais une centaine ! Mais si elle ne devait en citer qu’un, ce serait peut-être les paysages si joliment vallonnés du côté des Molunes et de Bellecombes.



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2 commentaires sur “Contrebandiers 2.0

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